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PREVIEW - WORLD CHAMPIONSHIPS - ROAD RACE

24 sept.
20 min de lecture

Les courses qui peuvent bouleverser des carrières ne sont pas nombreuses, et les championnats du monde sur route en font parti.


La 93e édition de ses derniers se déroulera à Montréal, au Canada ce dimanche 27 septembre.


Le parcours est bien connu des coureurs pratiquant les classiques canadiennes, et la start liste à de quoi offrir l'une des plus belles courses de l'année.







PROFIL



Au programme, 274 kilomètres et 3800 mètres de dénivelé positif.


Au départ de Brossard à l'Est de Montréal, les coureurs partiront sur une boucle unique jusqu'au kilomètre 103 ou ils retrouveront le circuit final, pièce maîtresse de la journée.







LE CIRCUIT FINAL


Après un demi tour de circuit, il faudra réaliser 12 tours de la boucle final au cœur de Montréal.





La principale difficulté du circuit interviendra juste après le passage sur la ligne avec la montée connue de la ville : Montée de Camilien Houde.






Côte de 1,7 kilomètres, elle affiche 6,7 % de pente moyenne avec un maximum à 9,3 %.

C'est une montée en deux temps, avec tout d'abord 200 mètres atour des 7 % avec un passage à 8,8 %, un replat à 4,3 % et enfin le final ou les écarts se feront avec les plus gros pourcentages jusqu'au sommet.




À la bascule, portion de faux plat descendant avant un petit taquet de 200 mètres à 4,5 % et 300 mètres de descente rapide puis une longue ligne droite en faux plat descendant.





Au pied de la descente les coureurs prendront à droite.





En suivant les coureurs descendront le Chemin de la Côte des Neiges jusqu'à prendre à droite sur cette douce courbe.





300 mètres plus loin, double droite, puis gauche 300 mètres après pour attaquer la seconde difficulté du parcours.







Ainsi se dressera la Côte de la Polytechnique avec sa portion punchy de 400 mètres à 8,7 % au pied.






Au sommet, bascule sur une courte mais rapide descente avant de retrouver le Bd Édouard-Montpetit pendant près d'1 kilomètre et de prendre à gauche puis à droite 300 mètres après vers la dernière difficulté du parcours.



Après 450 mètres sur le Chem. de la Côte-Sainte-Catherine, il faudra prendre à droite et attaquer la montée.





C'est une bosse punchy de 500 mètres à 7,7 %, dont 200 premiers mètres à près de 9 % qu'il faudra grimper.

Sur le papier elle n'est pas méchante mais cumulée 12 fois et avec un départ sans élan elle pèsera sur les organismes.


En tout cas, si un petit groupe arrive au pied de cette bosse dans le dernier tour, les moins rapide tenteront le tout pour le tout car son sommet n'est plus que 3,5 kilomètres.






Au sommet, légère portion de replat puis redescente jusqu'à la rue Rue Saint-Urbain sur 1,8 kilomètres.





Au pied les coureurs prendront à droite et attaqueront un long bout droite de 1 kilomètres jusqu'à l'avant dernier virage du circuit.







Et 270 mètres après viendra le dernier virage qui se prendra pleine balle pour attaquer le faux plat final.





La dernière bosse jusqu'à l'arrivée est longue de 590 mètres tout en ligne droite, avec un pourcentage moyen de 4,7 % sur ses 500 premiers mètres.

Le sommet est un replat autour des 2 %.





MÉTÉO DU JOUR



MÉTÉO MISE À JOUR LE MERCREDI 23 SEPTEMBRE

Elle sera actualisée la veille de la course.


Pour le moment RAS, pas de pluie annoncée et un vent assez modéré malgré quelques rafales de vent en provenance du Nord-est.






Veuillez noter que cet avis est strictement personnel. L'objectif n'est, ni d'influencer, ni d'inciter qui que ce soit à suivre les recommandations ou à utiliser votre argent. Si vous choisissez de suivre les paris mentionnés ci-dessous, soyez prudent avec vos mises et respectez votre gestion de bankroll.




LECTURE DE COURSE


On va briser la glace directement : l’absence de Pogacar est une bénédiction pour le spectacle de cette course.


Au départ d’un parcours technique, punchy et surtout très usant avec sa distance et sa répétition d’efforts, ils sont nombreux à pouvoir viser le titre ultime, ou une médaille à Montréal.


Concernant le scénario, je m’attends à une course qui viendra exploser très tôt une fois entrée sur le circuit final.


Pour beaucoup d’équipes comme la France, il faudra une course d’usure pour que les purs puncheurs sautent. Les équipiers serviront à tout faire exploser sur les premiers tours de circuit, et à l’approche du 5e/6e tour, je ne serais pas étonné de commencer à voir des attaques d’outsiders qui sentiront qu’ils ont de bonnes jambes.


Plus les tours s’enchaîneront, plus le peloton sera maigre et plus la course deviendra tactique. En l’absence d’oreillettes, il faudra être particulièrement lucide avec 200 kilomètres dans les jambes.




Les scénarios du final sont nombreux. Avec toutes ces têtes d’affiche, il faudra bien évidemment être très fort, mais avoir en plus un excellent sens du timing. Les 5 grands favoris seront ultra marqués entre eux, à l’image de Remco Evenepoel, Isaac Del Toro, Paul Seixas, Mathieu Van der Poel et Wout Van Aert.


Mais un paquet d’outsiders assez proches du niveau de ces derniers pourraient briller en étant moins surveillés et en jouant sur la technicité du parcours et tout l’aspect tactique de cette course ouverte.








Effectif ultra complet pour la Belgique, qui viendra s’articuler autour de deux coureurs.


Pour Wout Van Aert, c’est une occasion rêvée d’accrocher le sacre ultime sur un parcours qui semble bien lui convenir.


Auteur d’une saison avec 8 victoires, dont le mythique Paris-Roubaix face à Pogacar et 2 étapes de la Vuelta, il est aussi allé chercher un podium à Sanremo et une 4e place sur le Ronde.


2e des Mondiaux 2020 à Imola et 2e en 2023 à Glasgow, c’est probablement sa dernière chance de porter le maillot ultime.


En revanche, il n’aura pas 40 options pour gagner et, pour moi, sa meilleure chance sera d’être offensif. Car ce n’est pas un sprint plat, et sur du 5 % après 273 km dans les jambes, des coureurs plus punchy pourraient le surprendre dans la dernière rampe.


À mon avis, il devrait profiter de ses talents de pilotage, de rouleur et de son incroyable résistance pour sortir seul. Il sera bien évidemment marqué, mais avec un bon timing et un Remco toujours dans le premier groupe, la Belgique pourrait bien piéger les favoris.


Mais en parlant de Remco Evenepoel, c’est lui qui est annoncé comme le favori de ces Championnats du monde.


Déjà vainqueur de la course en 2022 en Australie, il a pris la 2e place au Rwanda l’an passé.


Lui aussi réalise une saison de haute volée avec une 2e place sur le Tour de France, en plus de 2 étapes, une victoire sur l’Amstel, ainsi qu’un podium au Ronde et à Liège.


Depuis son arrivée au Canada, Remco est venu gagner le GP de Québec au sprint face à Ciccone, avant de se laisser submerger par la course à Montréal et de se faire piéger par Del Toro et Seixas pour terminer 5e. Mais il n’a pas tardé à retrouver ses esprits après une victoire sans débat sur les Championnats du monde du chrono, mettant près d’une minute à Filippo Ganna.


Sur le papier, il a toutes les qualités pour gagner cette course, en plus d’un sprint vraiment très bon qui pourrait même lui permettre de gagner lors d’une arrivée en comité très réduit.


Mais il lui faudra surtout être malin tactiquement. Evenepoel a souvent tendance à sortir de sa course quand les éléments ne vont pas dans son sens, et sur un parcours aussi tactique où il sera marqué comme personne, il risque d’avoir une montée de nerfs qui pourrait lui coûter gros, comme à Montréal.


À moins qu’il ne parvienne à sortir très tôt, seul, il lui faudra garder son calme et sa lucidité.





Comme l’a annoncé Voeckler, le sélectionneur de l’équipe de France, c’est tout pour Paul Seixas : « On n’est pas favoris, mais on a quand même un coureur qui n’est pas lambda, qui fait partie des mecs qui peuvent regarder n’importe quel autre coureur droit dans les yeux. »


Aucun pur puncheur comme Grégoire ou Lapeira sélectionné, la stratégie est plutôt claire : durcir la course le plus tôt possible pour supprimer les puncheurs, fatiguer les leaders et favoriser Paul Seixas, coureur très endurant.


En parlant de lui, le Français de 20 ans maintenant arrive avec une confiance boostée par son énorme saison, marquée par une victoire à la Flèche, une 2e place à Liège et aux Strade, ainsi qu’un top 4 sur le Tour de France, son premier Grand Tour.


Mais comme Remco, depuis son arrivée au Canada, il n’a pas caché sa condition du moment avec une 2e place au sprint face à Del Toro sur le GP de Montréal, et surtout un podium surprise sur le contre-la-montre, à seulement 16 secondes de Ganna.


Mais pour remporter la course, Paul devra jouer offensivement, car au sprint, il risque de tomber sur bien plus rapide que lui avec Evenepoel, Del Toro, Van Aert, Van der Poel et d’autres. Il faudra donc sortir seul et profiter d’un marquage derrière, mais bien évidemment, il sera marqué, surtout par Del Toro.


Mais s’il parvient à s’extirper sans être suivi, c’est un excellent vireur et un coureur redoutablement résistant qui pourrait ne jamais être revu. Tout sera question de timing.


Je vais pick le top 10 d'Alex Baudin. Le français est dans une énorme forme cette saison et il pourrait réaliser une très belle course sur ce parcours. 11e du GP Montréal en étant à contre temps je l'ai trouvé assez fort malgré tout. Maintenant il est très probable qu'il travail pour Seixas, mais jusqu'à quel point ? Dans le cas ou Alex resterait en dernier lieutenant il pourrait profiter d'une course usante pour jouer une place dans un groupe qui roulera sur Seixas et autre.



BAUDIN Alex
france

Bet : Top 10
Côte : 7 - Winamax
Unités jouées : 0.15u




Autre énorme favori, si Isaac Del Toro gagnait la course en ligne à Montréal en 2026, il deviendrait le premier Mexicain champion du monde sur route élite de l’histoire, et le premier à remporter une médaille par la même occasion.


Auteur de l’une des meilleures saisons de l’année avec 12 victoires, dont une sur le Tour de France en plus d’une 3e place au général, il arrive en jambes avec sa victoire au GP de Montréal, où il a été très fort de bout en bout.


Parcours taillé pour lui, il a préparé cette course parfaitement, et son énorme 6e place sur le chrono montre une certaine condition à une semaine de la course en ligne.


En 2025, il avait été l’un des seuls capables de suivre Pogacar au Rwanda avant de craquer complètement. Ici, il arrive sur son terrain et est tout aussi capable de gagner en solitaire qu’au punch, comme il l’a montré à de très nombreuses occasions.


Le seul hic : il n’aura aucun équipier dans le moment décisif et devra surtout compter sur lui-même.





Côté Pays-Bas, on ne se complique pas la tâche : ce sera leader unique avec Mathieu Van der Poel aux commandes.


Déjà vainqueur des Mondiaux en 2023 sur un circuit tout aussi technique et usant, le spécialiste des courses d’un jour peut nourrir de sérieux espoirs.


Saison courte avec 44 jours de course, mais bougrement efficace avec 2 victoires sur le Tour de France, 1 sur l’Omloop et l’E3, 2 sur Tirreno et une autre en solitaire après 175 kilomètres à l’avant sur la dernière étape du Tour du Luxembourg : une prestation rarement vue.


La seule question que l’on peut se poser concernant Mathieu est sa faculté à tenir le D+ et la répétition des ascensions. Comme il l’a annoncé : « L’absence de Pogacar ne change pas grand-chose pour moi. Je pense que ce sera encore un peu trop difficile. »


Alors, intox pour se délester de la pression et éviter d’avoir la pancarte, ou tout simplement franchise exceptionnelle ? Seule la course nous le dira.


Mais sur le papier, Mathieu n’est pas un grand fan de ce genre de parcours très punchy, avec un enchaînement de courtes ascensions répétées si elles ne sont pas pavées. Pour preuve, il n’a jamais disputé les classiques canadiennes. En revanche, on l’a déjà vu sur Liège-Bastogne-Liège, où il avait pris une 3e place en 2024 et une 6e en 2020.


De mon côté, je pense que Mathieu veut simplement éviter d’avoir l’attention dirigée sur lui après son numéro sur la dernière étape du Tour du Luxembourg. Il est en forme et le profil reste plus qu’intéressant pour lui, auquel cas la formation néerlandaise n’aurait pas tout misé sur lui.


Difficile de voir un plan stratégique défini, car il est tout aussi capable de gagner en solitaire sur ce parcours technique qu’au sprint, à condition de ne pas lancer trop tôt.








Pour compenser avec les leaders uniques des Pays-Bas ou de la France, l’Italie arrive avec une vraie armada au départ pour venir faire exploser la course.


Mais selon moi, la meilleure carte restera bien évidemment Giulio Ciccone. Saison très moyenne pour ses qualités, il a retrouvé du niveau à Québec avec une 2e place derrière Evenepoel en ayant anticipé, puis une 7e place à Montréal.


C’est l’objectif de sa fin de saison, et le parcours semble très intéressant pour lui. Il n’aura pas le même marquage que les grandes têtes d’affiche et pourrait essayer d’anticiper l’action, comme il l’a fait à Québec.


Maintenant, il y aura du monde derrière lui avec le même maillot. À l’image de Scaroni, davantage puncheur mais adepte des parcours difficiles et usants. Le duo de grimpeurs Pellizzari et Piganzoli, qui arrivent tous deux en grosse condition, mais dont les capacités d’endurance pourraient être mises à mal après 270 kilomètres.


Et enfin Alberto Bettiol, qui est pour moi un coureur très sous-coté et capable du meilleur comme du pire sur un circuit de ce style. En forme et offensif sur les classiques canadiennes, il pourrait trouver son compte dans un scénario d’anticipation très tôt.



CICCONE Giulio
italie

Bet : Podium
Côte : 8 - Winamax
Unités jouées : 0.15u

&


BETTIOL Alberto
italie

Bet : Top 10
Côte : 12 - Winamax
Unités jouées : 0.1u




Du côté britannique, on retrouvera un leader unique avec Tom Pidcock, entouré d’un beau collectif avec des grimpeurs intéressants comme Onley ou Yates.


Auteur de l’une des meilleures saisons, voire de la meilleure saison de sa carrière, il arrive gonflé à bloc avec une 2e place à Milan-Sanremo au sprint avec Pogacar, un Tour de France terminé 9e tout en étant très offensif, et une reprise sur les classiques canadiennes avec une 4e place à Québec et une 6e à Montréal.


Maintenant, je ne l’ai pas trouvé d’un impact exceptionnel sur ses dernières courses. Tom trouvera un parcours très intéressant pour lui avec ses multiples ascensions et sa technicité, mais il reste une jambe en dessous des principaux favoris, et j’ai peur qu’il ne puisse pas vraiment peser sur la course après 270 kilomètres.


Sa forme reste bonne, mais il n’est pas un grand tacticien, et s’il se contente d’attendre un sprint réduit, il ne risque pas mieux qu’un top 10 final.





Pour les USA, le pays arrive très bien armé sur ces Championnats du monde avec un panel de coureurs très intéressant.


On suivra bien évidemment Brandon McNulty, 3e du récent GP de Montréal et 4e du contre-la-montre. Coureur très complet et adepte des parcours très usants, il pourrait trouver son compte sur ce circuit.


Maintenant, il aura le choix entre rester au chaud et miser sur son bon punch pour une médaille potentielle, ou tenter le tout pour le tout et profiter de ses talents de rouleur et de son statut d’outsider pour se faire la malle seul, en anticipation des offensives.


Coureur offensif et malin, il ne faudra pas lui laisser trop d’avance pour autant.


Autre carte américaine avec l’endurant Matteo Jorgenson. Assez en forme sur les classiques canadiennes (8e et 19e), il n’a cependant pas les qualités les plus intéressantes selon moi sur ce profil. Il manque cruellement de punch, et les changements de rythme répétés ont souvent raison de lui lorsqu’il s’agit de produire l’effort pour se placer dans le bon groupe.


S’il veut viser gros, il devra anticiper, mais comme McNulty, c’est un coureur qu’il ne faudra pas laisser sortir trop longtemps, car il est très bon rouleur et résistant.


Mais pour moi, l’équipe américaine misera sur la carte Quinn Simmons. Déjà vainqueur des Championnats du monde juniors en 2019 à Harrogate, il a passé depuis 2025 un cap impressionnant et se positionne clairement comme l’un des meilleurs puncheurs/classicmen du peloton.


Pas exceptionnel en début de saison, il a profité de juin et de la messe de juillet pour continuer à se faire un nom tout au long des trois semaines de course, en courant très offensivement.


Sur sa reprise canadienne, il fait 5e et 4e des deux GP, de quoi arriver avec la confiance et l’assurance d’une bonne forme.


Parfois, le sens tactique lui manque, car c’est un coureur qui n’hésite pas à faire l’effort. Mais sur un Championnat du monde, il pourra se reposer sur les grands favoris et, pourquoi pas, devenir l’énorme surprise de cette course.



SIMMONS Quinn
etats unis

Bet : Podium
Côte : 10 - Winamax
Unités jouées : 0.15u

&


MCNULTY Brandon
etats unis

Bet : Podium
Côte : 12 - Winamax
Unités jouées : 0.15u




Aux commandes de l’Irlande, c’est le redoutable Ben Healy qui devrait prendre les choses en main.


Auteur d’une saison assez mauvaise par rapport à 2025, il arrive seulement avec la confiance de sa 8e place à Montréal, après avoir réalisé une très belle course offensive et tenté à plusieurs reprises, même après s’être fait reprendre par les favoris.


S’il veut sauver sa saison en faisant aussi bien qu’en 2025 (3e des Mondiaux), et que les jambes sont avec lui, il faudra être offensif assez tôt pour anticiper les accélérations vives des favoris, auquel cas il évoluera dans une filière probablement trop difficile pour lui.


Plus la course sera usante, plus il sera à son avantage, mais étant donné son punch, il n’aura d’autre choix que d’anticiper.








En revanche, au Danemark, les cartes et les options stratégiques sont bien plus nombreuses.


Ancien champion du monde, Mads Pedersen viendra apporter son expérience et son sens de la course sur un circuit trop difficile pour lui à mon avis.


Il n’a pas été exceptionnel sur la récente Vuelta, qu’il a abandonnée lors de l’étape 11, et j’ai peur qu’il ne soit pas vraiment en condition.


Mais dans le doute, c’est un coureur à surveiller de très près. Ultra endurant et très offensif, je ne serais pas étonné de le voir attaquer très tôt sur ce parcours pour éviter de devoir subir le rythme de coureurs bien plus puncheurs que lui. De sa part, je m’attends à une stratégie all-in : soit il est capable de jouer une médaille, soit il explose complètement et ne termine pas. Mais s’il a les jambes de son Tour de France, attention à la surprise.


Dans le cas où Pedersen ne serait pas en forme, l’équipe a de quoi assurer une très belle course avec quatre coureurs au profil similaire et très à l’aise sur ce genre de courses usantes.


Je parle de Søren Kragh Andersen, très en vue sur le Tour du Luxembourg, bien qu’un peu juste sur la répétition des courtes ascensions à haut rythme ; de Mikkel Honoré, lui aussi souvent à la caméra sur le Tour du Luxembourg et bien plus à l’aise dans les bosses ; mais aussi de Michael Valgren, adepte des courses d’endurance très difficiles et tactiques ; et enfin d’Anthon Charmig, auteur de la saison de sa vie et récent 3e du GP de Québec avant d’avoir eu plus de mal à Montréal.


Une formation qui devrait miser sur une course offensive et décousue très tôt afin de faire parler les qualités de l’ensemble de ses coureurs.





Chez les Espagnols, Juan Ayuso aura la lourde tâche de supporter le leadership de la nation.


Entouré d’une solide équipe, il reste pour moi la meilleure carte malgré une saison en demi-teinte.


Solide départ en Algarve, puis malchanceux sur Paris-Nice, il n’aura retrouvé son niveau que sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes avec un podium au général, puis sur le Tour de France avec une correcte 7e place.


En revanche, son incursion récente sur les classiques canadiennes n’était pas fameuse, avec une première course à Québec très discrète où il tombe lors du sprint final, puis un abandon à Montréal.


8e des Mondiaux au Rwanda, Juan n’arrive pas avec la même condition au départ que l’an passé et j’ai tout simplement le sentiment qu’il n’a pas le niveau dans tous les cas, à moins qu’il ne cache extrêmement bien son jeu.


On gardera tout de même un œil sur Enric Mas. Récent vainqueur de la Vuelta, il viendra parader après son succès sur une course absolument pas taillée pour lui. Mais s’il est dans une forme aussi bonne que sur la Vuelta, attention à lui tout de même.





Pour le Portugal, je ne retiendrais qu’Afonso Eulalio. Je l’ai trouvé très bon sur le GP de Montréal, où il prend une 9e place après une course assez offensive et décomplexée de sa part.


La distance reste l’interrogation, mais cette année, il a passé un cap énorme. Lui qui avait déjà pris la 9e place des difficiles Mondiaux 2025 au Rwanda pourrait chercher un nouveau top 10, voire mieux si la gestion de course est parfaite.





Parmi les coureurs que je considère comme outsiders, Tobias Halland Johannessen mérite une attention particulière sur ce parcours.


Récent vainqueur de la dernière étape de la Vuelta, il débarque comme la meilleure carte de sa nation sur un parcours qui lui convient assez bien.


Cependant sa condition après une difficile Vuelta, et surtout après le Tour de France qu’il a terminé 12e en étant très offensif, reste assez floue. Il est tout à fait probable qu’il soit en fin de cycle, car nous sommes déjà deux semaines après la Vuelta, ou alors en excellent rythme après avoir surcompensé pendant trois semaines.


Un Tobias en forme peut viser un top 10, comme il a su le faire sur Liège 2026. Mais avec cette course particulièrement tactique, il pourra aussi jouer offensivement en essayant d’anticiper.


On pourra aussi suivre Andreas Leknessund, coureur particulièrement résistant qui pourrait anticiper aussi sur ce parcours usant.





Chez les Suisses, un beau panel d’options se présente.


On aura déjà les frères Christen, où je retiendrais surtout Jan. Cependant, après un solide Tour de Pologne, il n’a pas vraiment crevé l’écran sur les 5 courses italiennes qu’il a disputées, alors que les profils étaient taillés pour lui. Est-il hors de forme ou terminait-il sa préparation ? Je pencherais plutôt pour la première option.


Il y aura aussi le 27e du GP de Montréal : Marc Hirschi. Saison très moyenne pour le vainqueur de la Flèche 2020, Marc ne parvient pas à retrouver son niveau. Et bien que le parcours lui convienne, je ne pense pas qu’il ait le niveau pour tenir les meilleurs.


Il reste donc Mauro Schmid. Auteur d’une énorme saison 2026 avec 5 victoires, dont une étape du Tour de France et un podium sur la Flèche, il arrive confiant. Profil taillé pour ce parcours usant et technique, j’ai juste quelques doutes après sa performance très moyenne au GP de Montréal : 36e.


Maintenant, un Mauro Schmid en forme peut clairement viser un accessit sur ce parcours tant il est résistant et excellent coursier.





Pour l’Équateur, Narváez sera la carte privilégiée.


Avec seulement 33 jours de course au départ, il est certain qu’il arrivera frais, et probablement confiant après un Giro monstrueux avec 3 victoires d’étape.


Sur sa reprise au Canada, il est venu faire 23e à Québec, mais 15e à Montréal avec 1'27" de retard sur le duo Seixas-Del Toro, pas spécialement rassurant.


Bien qu’il soit un coureur très endurant, il n’a selon moi pas le niveau cette année pour jouer les premiers rôles sur ce parcours. Si la course s’accélère tôt, l’enchaînement des ascensions pourrait avoir raison de lui avant même les 50 derniers kilomètres.





Côté Océanie, l’Australie arrive avec 6 coureurs au départ. La formation se laissera le choix des leaders.


D’un côté, Bling Bling Matthews arrive sur son terrain. 6e du récent GP de Québec, c’est 3 victoires et 4 podiums en 10 participations. En revanche, il a un profil un peu moins adapté au GP de Montréal, qu’il avait tout de même remporté en 2018 en réglant un groupe de 30.

Mais depuis, le polyvalent sprinteur a eu plus de mal sur ce circuit, avec deux DNF et une 54e place récemment.

La distance et l’usure lui donneront un avantage tant il est résistant et endurant, mais j’ai peur que les purs puncheurs ne le fassent sauter bien trop tôt, lui qui est sur le déclin depuis quelques saisons.


Mais il faudra surveiller les grimpeurs de l’équipe, avec Jai Hindley, récent 3e du Giro et 15e du Tour de France, qui était allé chercher un top 10 au GP de Montréal 2024. Cela dit il arrive avec une forme assez floue, et son profil ne correspond pas particulièrement à ce parcours usant, punchy et technique. Il faudra jouer offensivement, mais il ne l’est que rarement.


Concernant O’Connor et Storer, je vais plutôt retenir Michael Storer comme leader potentiel de cette équipe.


Pour Ben, la saison aura été anecdotique. Il aura rarement pesé et, même si c’est un coureur très endurant, je ne l’imagine pas au niveau sur ces Mondiaux, à moins d’un numéro de folie en partant très tôt.


Alors que Storer réalise une autre belle saison. 7e du Giro et très offensif sur le Tour de France, bien qu’il était un peu cuit, il a pris la pause nécessaire avant de reprendre sur les classiques italiennes, où il aura réalisé des courses intéressantes.


Le circuit lui convient plutôt bien, et surtout la distance. Par contre, il faudra qu’il gère son placement, au risque de se faire piéger si certains attaquent en tête de peloton.



STORER Michael
australie

Bet : Top 10
Côte : 6.5 - Winamax
Unités jouées : 0.15u






Pour les coureurs à domicile, l’équipe canadienne misera majoritairement sur Derek Gee.


Le grimpeur-rouleur réalise une saison intéressante, avec un top 5 sur le Giro et un Tour de France solide en tant qu’équipier.


Maintenant, il devra faire face à de purs puncheurs, à un parcours très long et surtout à la répétition de montées punchy qui, sur le papier, ne lui conviennent pas spécialement.


Mais je garderais un œil sur Michael Woods. Retraité après le Tour de France 2025, il a maintenu un niveau correct avec quelques résultats sur des courses gravel. 18e du récent GP de Montréal, il arrive en condition sur un profil taillé pour lui, et à domicile.


Par contre, aura-t-il la condition pour réellement peser sur les Championnats du monde et les 274 kilomètres d’une course qui s’annonce folle ?





Pour la Slovénie, il sera difficile de faire aussi bien que lors des deux dernières éditions en l’absence de l’ogre, mis à terre sur la Vuelta.


Roglic et Mohoric seront les leaders de l’équipe, et leur expérience et leur sens tactique pourraient payer.


Primoz sort d’une 2e place sur la Vuelta, donc tout dépendra de sa condition au départ. Mais il arrive avec le niveau et surtout les qualités pour réaliser une grosse course.


Pour Mohoric, c’est un peu plus flou. Bien qu’il soit très à l’aise sur les courses d’usure et qu’il soit un excellent tacticien, il est très irrégulier ces derniers temps et je soupçonne qu’il n’ait pas le niveau pour tenir la cadence des meilleurs. En anticipation, pourquoi pas, mais il faudra avoir les jambes pour tenir le groupe une fois repris.





En Colombie, c’est une équipe de purs grimpeurs qui s’aligne, mais avec un nom marquant à mes yeux : Santiago Buitrago.


En feu sur la récente Vuelta, avec 3 podiums d’étape et le maillot de meilleur grimpeur, il arrivera en condition, mais reste à voir si la fraîcheur sera présente.


C’est un grimpeur-puncheur à l’aise sur les parcours techniques. La distance de course pourrait être l’interrogation, mais tout dépendra de sa forme à la sortie de la Vuelta.





Pour la formation allemande, il est assez difficile de sortir un leader unique.


Sur le papier, Florian Lipowitz semble être la meilleure carte, mais j’ai quand même un doute concernant ses qualités sur la filière employée dans les côtes, et surtout sur sa capacité à enchaîner les efforts tout au long des 274 kilomètres de course.


De plus, après sa lourde chute sur le Tour de France, il n’a repris que lors de 3 classiques italiennes où il a surtout été utilisé comme équipier.


Mais on gardera tout de même un œil sur le reste de l’équipe, avec un Marco Brenner vainqueur du Tour de Pologne et d’une étape de la Vuelta. Comme pour d’autres, tout dépendra de sa condition après le Grand Tour espagnol, et surtout de sa motivation sur une course aussi longue.


Et je surveillerais Zimmermann et Schachmann, tous deux en bonne condition et présents sur les classiques canadiennes. Ils ont réalisé de bonnes courses, maintenant ils devront jouer offensivement pour espérer aller chercher un bon résultat.





En République tchèque, c’est bien évidemment Mathias Vacek qui sera le leader de sa formation.


Coureur très endurant et résistant à l’effort, il avait pris la 20e place des Mondiaux de Zurich. Mais depuis, le coureur de 24 ans a passé un sacré cap, comme il l’a montré sur le Tour de Suisse et le Tour de France.


Coureur très polyvalent, j’ai peur que son manque de qualité précise dans un domaine ne lui fasse défaut sur ce parcours. Assez bon puncheur, mais à mon avis pas assez pour tenir les meilleurs. Il devra peut-être jouer le jeu de l’anticipation, mais sa récente 29e place au chrono n’est pas gage d’une forme exceptionnelle.





Chez les Kiwis, l’équipe sera en partie tournée autour de Corbin Strong, 9e du GP de Montréal 2025 mais 42e cette année après une lourde chute au Renewi Tour. Il a un profil intéressant, mais sa forme récente n’est pas très rassurante, maintenant c'est un coureur endurant et il pourrait trouver son compte sur un parcours aussi long, à condition d'être en forme.


Mais aussi autour de Fisher-Black, qui sort de la Vuelta où il est allé chercher 6 tops 10. Bon puncheur, assez endurant, j’ai juste un doute sur son niveau réel face à une start-list aussi relevée. Un top 10 serait déjà un énorme résultat, mais tout dépendra de sa forme après la Vuelta.


Et enfin, Laurence Pithie. En feu cette saison sur les courses ProSeries, il a fait ses derniers efforts en Belgique avec une 2e place sur la 0.0 Classic. La distance ne lui fera pas peur, mais comme Finn, j’ai peur que la start-list soit trop relevée pour lui et que, bien qu’il soit un assez bon puncheur, la répétition des montées puisse avoir raison de lui.





La formation autrichienne aligne trois bons grimpeurs, dont Felix Gall, récent 2e du Giro et 3e de la Vuelta. Personnellement, je n’y crois pas du tout. Felix Gall n’est pas un coureur de classiques, et il est encore moins puncheur sur un parcours comme celui-ci. La distance, les relances, les bosses courtes et la technicité auront raison de lui.


En revanche, je garderais un œil sur Felix Großschartner. Coureur complet, plutôt grimpeur, mais à l’aise dans la répétition des efforts.

Je l’ai trouvé très bon sur le Tour de France, mais attention car son double abandon à Québec et Montréal est peu encourageant.







Merci d'avoir pris le temps de lire cet article.

We Love Sports vous souhaite une bonne course.




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Crédits :


Maillots des équipes : pcmmod.com


Profil de l'étape : cyclingfantasy.cc


Météo : meteoblue.com







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