TOUR DE FRANCE 2026 - PREVIEW - STAGE 8
- il y a 7 jours
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Après le sprint, vient le sprint. Nouvelle étape qui devrait se jouer entre grosses cuisses dans les rues de Bergerac.

PROFIL

Au programme, 180 kilomètres et 1300 mètres de dénivelé positif.
On aura d'avantage de relief comparé à la veille, avec quelques montées non répertoriés avant la Côte de Domme au kilomètre 98.

Puis le sprint intermédiaire de Saint-Cyprien au kilomètre 122, et enfin la Côte du Buisson-de-Caudouin au kilomètre 137.

LES DERNIERS KILOMÈTRES
C'est un finish technique qui attendra les coureurs dans Bergerac.

Globalement, rien d'inquiétant à l'entrée de la ville avec quelques ronds points ou il faudra prendre la sortie d'en face, un virage gauche assez large puis un virage droite pour se diriger vers les 5 derniers kilomètres.
C'est dans les 4 derniers kilomètres que tout va s'accélérer, avec un premier virage droite en entrée de rond point qui lancera le peloton sur le Bd Louis Pimont.

390 mètres après le virage, il faudra parfaitement négocier ce rond-point ci dessous. Il ne sera pas particulièrement dangereux mais il va étirer le peloton.


600 mètres plus loin, soit à 2,4 kilomètre de l'arrivée nouveau virage droite. Pareil, rien d'inquiétant mais il va lui aussi étirer le peloton.

Puis à 1,3 kilomètres de l'arrivée, premier des deux derniers virages avec ce 90 degrés droite. Il va sacrement désorganiser et surtout étirer le peloton, d'ou l'importance d'être particulièrement bien placé avant cet avant dernier virage, au risque de prendre la relance et de laisser de trop grosses cartouches.

Et enfin, après une ligne droite en double voies dont la moitié en faux plat descendant de 550 mètres, ultime virage de l'étape avec ce 90 degrés droite qui lancera les coureurs sur une dernière portion de 550 mètres.

MÉTÉO DU JOUR

On continu avec les fortes chaleurs et 37 degrés attendus sur toute l'étape. Le vent ne sera pas inquiétant, soufflant de face pendant la ligne d'arrivée mais à 8 km/h, avec des rafales jusqu'à 15 km/h.
LECTURE DE COURSE
En toute logique, sprint massif à Bergerac.
Mais point important : les quatre derniers kilomètres seront spécifiques et la présence d'un train sera un gros avantage. Dans l'idée, on aura un final similaire à celui de Pau, avec un dernier virage à 500 mètres de la ligne et un avant-dernier à 1,3 kilomètre.
Un train rodé, à l'image d'Astana à Pau, sera un atout notable, mais il ne faudra pas louper son timing. Je pense que la victoire reste réservée à Merlier ou Kooij, mais le podium peut réserver des surprises, comme sur les deux premiers sprints, n'en déplaise à certains qui pensent que tout est déjà joué sur les sprints du Tour de France.


Soudal - Quick Step
MERLIER Tim

Partition presque parfaite pour Merlier à Bordeaux.
Placé dans la roue de Stuyven à la flamme rouge, il se fait déposer dans la roue de Philipsen et de son train à 550 mètres de l'arrivée. Seul souci, il se fait déborder par la droite par Girmay et Gaviria et se retrouve dans le vent pendant 50 mètres avant de retomber en 4e position des sprinteurs.

À 250 mètres, quand tout le monde lance, Tim est coincé derrière Philipsen et se fait même déborder par Wærenskjold, qui avait lancé plus tôt.

Mais dans toute sa splendeur, Merlier fait parler sa vitesse et profite de Philipsen, qui vient ralentir au contact de Gaviria, pour déborder tout le monde et venir gagner avec deux vélos d'avance.
Sur ce sprint à Bergerac, il pourra compter sur Stuyven, qui n'avait pas été là à Pau à cause de sa chute. Je pense qu'il est largement capable d'aller chercher un deuxième succès d'affilée, tant il est rapide.

Alpecin - Premier Tech
PHILIPSEN Jasper

Après avoir manqué son sprint à Pau car son lanceur Van der Poel était absent de l'emballage, cette fois-ci, Jasper se tire seul une balle dans le pied alors qu'il avait le meilleur train, et de loin.
À un kilomètre de l'arrivée, trois Alpecin sont en tête, avec un quatrième équipier qui vient de terminer son relais. À ce stade, Jasper est contre les barrières à droite et ne doit se soucier de rien d'autre que de suivre Van der Poel.

Le premier souci vient du fait que Van der Poel se retrouve trop tôt à l'avant du peloton, à 730 mètres de la ligne.

Mais le Néerlandais réalise un relais de zinzin, roulant pendant 200 mètres assis avant de lancer Jasper, debout sur les pédales, puis de le lâcher à 250 mètres de la ligne.
Sa seule erreur aura été de laisser trop d'espace sur la droite, permettant à d'autres sprinteurs de se frayer un chemin. Mais c'est aussi l'erreur de Jasper qui, au lieu de lancer directement son sprint, continue de suivre la roue de son poisson pilote même quand celui-ci s'écarte.

Jasper termine donc par frotter avec Gaviria le long des barrières, perdant de la vitesse et se faisant ensuite déborder par Merlier, Wærenskjold et Girmay.

À Bergerac le train Alepcin pourrait être une arme redoutable, surtout si Jasper sors second, juste derrière VDP du dernier virage.

Decathlon CMA CGM Team
KOOIJ Olav

Après sa victoire à Pau, c'était plus compliqué pour Olav hier à Bordeaux.
Placé assez moyennement par Bol, car il n'a pas directement pris la roue de son poisson pilote, Olav est le 11e sprinteur à 300 mètres de la ligne. Mais le Néerlandais a choisi de prendre le côté droit de la route et s'est donc retrouvé enfermé contre les barrières au moment de lancer, avant de complètement couper son effort.
À Pau, je pense qu'il a profité de la chute et d'un peloton très désorganisé pour être parfaitement placé avant le dernier virage. Mais à Bergerac, le risque de chute est plus faible. Il faudra donc se faire violence et faire confiance à Bol pour se placer avant l'avant-dernier virage.
Mais s'il est dans la bonne roue, nul besoin de préciser qu'il est l'un des plus rapides.


XDS - Astana Team
KANTER Max

Alors autant c'était presque parfait à Pau côté Astana, autant c'était plus compliqué hier à Bordeaux.
À la flamme rouge, ils sont encore trois autour de Max, mais le train est parti trop tard et s'est retrouvé complètement enfermé à droite de la route.

À 600 mètres, au moment où Van der Poel commence son effort, toujours aucune solution trouvée par les lanceurs de Kanter pour faire remonter l'Allemand. Ils sont encore trois à ses côtés.

Tout se joue à 450 mètres, quand Max prend les devants seul et vient faire l'effort à gauche de la route pour remonter le paquet. À ce moment-là , l'Allemand réalise un premier gros effort qui lui coûtera sans doute le podium.

Car à 250 mètres, après avoir sprinté seul face au vent et debout sur les pédales pour remonter, il se retrouve dans la roue de Wærenskjold, qui entame seulement son sprint.
Il viendra réaliser un effort monstrueux, venant frotter avec Godon puis accrochant de loin la roue de Merlier.

Max rassure sur sa forme, mais confirme que son train n'est pas encore rodé pour les sprints en boulevard. Et si l'Allemand avait une option pour la victoire à Bergerac ? Vu comment il était placé, entouré et lancé à Pau, il n'est pas impossible qu'il ressorte en 2e position, dans la roue de Teunissen, à la sortie du dernier virage.

NSN Cycling Team
GIRMAY Biniam

Pour Biniam Girmay, peu de choses à dire. L'Érythréen a été correctement placé à la flamme rouge par son équipe. Il se retrouve à droite de la route, dans la roue de Merlier et Philipsen.
Malheureusement, il se laisse déborder par Gaviria sur sa droite, se retrouvant 3e sprinteur à 500 mètres de la ligne.
Le gros souci de son sprint aura été le débordement de Wærenskjold par sa gauche, qui l'a empêché de lancer correctement son effort et l'a obligé à patienter dans la roue de Philipsen, alors en train de se battre avec Gaviria.
Il a une belle pointe de vitesse, mais a manqué son accélération.
Pour l'arrivée à Bergerac, c'est quitte ou double pour Biniam. Car il n'est pas réputé pour avoir le meilleur placement et se retrouve seul dans le dernier kilomètre lors de ses deux sprints.
Mais il a prouvé qu'il savait frotter et semble surtout très motivé pour aller chercher un résultat.
Attention à lui s'il est bien placé à la sortie du dernier virage.


Cofidis
FRETIN Milan

Après avoir lancé trop tôt le train de Milan sur l'étape 5 et l'arrivée à Pau, eh bien Cofidis a fait encore mieux la veille en mettant tout son train à l'avant du peloton à 8 kilomètres de l'arrivée, pour finalement laisser son sprinteur complètement SEUL pendant les deux derniers kilomètres...
Jamais deux sans trois ? Ou alors Cofidis va réussir à enfin se roder, surtout sur ce final qui convient très bien à un train complet et organisé.

Uno-X Mobility
WÆRENSKJOLD Søren

Le sprint de Søren Wærenskjold a été similaire à celui de Girmay. Au même niveau à la flamme rouge, il a surtout beaucoup plus frotté et osé lancer plus tôt, venant légèrement coincer Girmay sur sa droite.
Mais globalement, excellent sens du timing et surtout sacrée pointe de vitesse pour venir se retrouver dans le vent dès les 250 mètres et tenir un solide podium.
À Pau, il n'avait pas été à la hauteur, restant enfermé et se faisant surprendre alors qu'il était très bien placé à 400 mètres.
Le sprint à Bergerac sera une belle occasion pour lui d'aller chercher un nouveau podium. Par contre, il n'a pas le lanceur adéquat pour espérer étirer le peloton avant le dernier virage et basculer dans les premières positions.
Et même s'il est rapide, il faudra venir frotter fort pour garder sa place, ce qu'il semble savoir faire depuis le début du Tour.
PARI(S) JOUÉ(S)
Veuillez noter que cet avis est strictement personnel. L'objectif n'est, ni d'influencer, ni d'inciter qui que ce soit à suivre les recommandations ou à utiliser votre argent. Si vous choisissez de suivre les paris mentionnés ci-dessous, soyez prudent avec vos mises et respectez votre gestion de bankroll.
BET(S) EN SIMPLE

XDS - Astana Team
KANTER Max

Bet : Victoire
Côte : 25 - Winamax
Unités jouées : 0.1u
Vraisemblablement, on est sur un nouveau tap-in de Merlier, surtout si ce dernier est bien aidé par Stuyven.
Mais Max Kanter a le train et la pointe de vitesse pour venir concurrencer le Belge dans le cas où le champion serait un peu trop loin à la sortie du dernier virage.
Je vois bien Astana revancharde après son sprint de Bordeaux, où son train a été inutile. Ils ont la capacité de venir étirer le peloton avant l'avant-dernier virage, ce qui pourrait offrir une belle opportunité à Max dans la dernière ligne droite.
Côté betting, rien de très intéressant d'ou les petites mises de mon côté.
Merlier devrait logiquement aller chercher la gagne et seuls Kanter ou Philipsen devraient pouvoir lui disputer la victoire, au vu de leurs trains et de leur possible placement avant le dernier virage.
J'aime bien le podium de Kanter, mais coté à 2,5, c'est bien trop bas. Même chose pour celui de Wærenskjold à 3,5.
J'aurais bien tenté le top 10 de Huub Artz, qui réalise deux sprints monstrueux à Pau et Bordeaux, mais à 1,6, c'est bien trop bas sachant qu'il manque encore de références.
Je vais analyser les match-ups et les cotes pour le marché « vainqueur sans Tim Merlier ».
Merci d'avoir pris le temps de lire cet article.
We Love Sports vous souhaite une bonne course.

Crédits :
Maillots des équipes : pcmmod.com
Profil de l'étape : cyclingfantasy.cc
Météo : meteoblue.com
TOUR DE FRANCE 2026 - PREVIEW - STAGE 8
